C’est dingue la tartine qu’on peut faire sur une journée de bagnole !

Publié le par alixnor

29ème jour du mois de janvier.

12h00 : nous partons de Montréal pour aller à Québec. Enfin… nous essayons de partir de Montréal. Car la malédiction est active également en voiture.

Donc plus précisément :

12h00 : nous partons de chez Jérémie

13h00 : nous quittons Montréal.

La campagne alentours est aussi enneigée que la ville. Ben oui, forcément !

Mais là, ça fait des grandes étendues toutes blanches, et la neige fait comme des vagues. Sur des kilomètres…

Une centaine de bornes et une bonne dizaine de litres de lave-glace plus tard, nous arrivons sur le port de Trois-Rivières.

Là, le Saint-Laurent est mi-gelé, alors y a des grandes plaques de banquise (sauf que la banquise c’est pour l’eau de mer, mais je sais pas comment ça s’appelle pour de l’eau pas de mer, alors pour des questions pratique, on dira « banquise », parce que tout le monde voit à peu près ce que c’est…) qui flottent partout, et qui dérivent avec le courant.

Mais là où c’est fou, c’est qu’il y a quand même des bateaux qui naviguent. Je sais pas ce qu’il leur prend à ces bateaux de vouloir traverser ça, mais y z’y vont. Et du coup, ça fait que les énormes bouts de glace sur la rive, et ben ils tanguent.

(Bon, je vois bien que c’est pas évident à visualiser ce que je dis là, mais comme j’ai pas le temps de fabriquer une animation 3D pour expliquer, si vous venez chez moi, je vous ferai une démonstration avec une bassine pleine d’eau, mon petit bateau pour le bain, et des bouts de banquise de congélateur…)

En tout cas, c’est drôlement impressionnant ! Et même ça fout un peu les miquettes…

A ce moment-là, on décide de quitter l’autoroute pour suivre la route qui longe le Saint-Laurent.

Parce que, pour l’instant, on a vu que la ville. Et comme le climat et notre équipement ne nous permettent pas de trop nous aventurer dans la campagne (note pour plus tard : penser à revenir en septembre), et ben au moins on pourra voir les petits villages québécois.

D’abord, Sainte-Anne-de-la-Pérade : la rivière Sainte-Anne qui passe par là est absolument complètement gelée. Mais pas un peu, hein. C’est-à-dire qu’ils roulent dessus en voiture, les gens !

Et du coup, ils en profitent aussi pour installer des cabanes sur la glace.

Plein. Y en a plein.

Et dans ces cabanes, y a un poêle pour avoir chaud, et des trous dans le plancher pour passer des fils de pêche et attraper des petits poissons. Bien vu, Galabru !

Et alors c’est mignon comme tout. Et ça a l’air de mordre, parce que ils ont de seaux tout remplis. C’qu’y vont se mettre, dis donc !

On reprend la route 138, mais il commence à faire nuit. Et si on avait vu ce panneau « Attention, falaises, pont fermé », et ben on aurait pas risqué une fin de voyage façon Thelma et Louise…

Heureusement, on a l’œil affûté ! Et on a bien fini par s’en rendre compte qu’il y en avait pas, de pont.

Voiture automatique niveau 2 : conduite sur neige.

Ensuite, Deschambault : un des plus beaux villages du Québec. Mais forcément, dans le noir, on se rend pas bien compte…

Cap-Santé : ce n’est pas une émission matinale de France Inter, mais le nom d’un village.

Là encore, il paraît qu’il y a une des plus belles rues du Canada. Mais il fait toujours nuit.

Mention spéciale quand même pour la place de l’église : on se croirait dans la Petite Maison dans la Prairie. Ca donne envie de courir avec des nattes, tiens…

Pour finir : Saint-Augustin-de-Desmaures (j’ai pris des notes pour me souvenir de tous ces noms !) et son église.

Y a des sculptures de hiboux à l’entrée du cimetière.

Bon.


19h00 : on arrive finalement à Québec.

Les Montréalais nous avaient dit : « Ah, vous voulez aller à Québec ?! Mais y a rien à faire là-bas, c’est tout petit ». Alors toutes confiantes en leurs dires, on a décidé d’y aller quand même, mais on a pris que l’adresse de notre hébergement en pensant trouver facile.

Et en fait, c’est super grand, et y a pas de panneaux nulle part. Alors après avoir commencé la journée en se perdant à Montréal, on la finit en se perdant à Québec.

20h30 : nous voilà chez Valérie et Léon, chez qui on va dormir pendant 3 jours.

On les a contactés sur un site de couch surfing (littéralement « navigation de canapé »), principe plutôt sympa d’échange de bons procédés hébergeatoires (tiens, Word me propose de remplacer « hébergeatoires » par « hétérogamétiques », ce qui ne veut pas du tout dire la même chose, voyons).

Quand on débarque, ils sont en train de manger des sushis. J’dis ça, c’est parce que Sushi, c’est aussi le nom de leur chien. Et même que leur chien, c’est un malamut d’Alaska. Alors ça tombe bien, parce que depuis le Noyel Ensemp’ 2006, nous on sait leur parler aux malamuts d’Alaska. Merci Charlotte.

23h00 : on regarde un épisode de X-files en anglais… Mais j’ai quand même bien compris que c’était le frère cryogénisé qui manipulait son jumeau pour tuer le professeur qui lui piquait son étude scientifique…
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